Née en Bretagne, Hongroise d'origine par son père, Claire Rado a étudié le dessin auprès de Mlle Hulot et la tapisserie à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs d'Aubusson auprès de Raymond Novion pour le tissage et de Michel Tourlière pour la peinture des cartons.

Elle montre pour la première fois son travail en 1964 à la Galerie La Demeure à Paris avec cinq autres jeunes artistes. Suivent ensuite d'importantes expositions collectives françaises et internationales consacrées à la tapisserie: "La Recherche dans l'Art et l'Industrie" (1968), "Des Tapisseries Nouvelles" (1975), "Artistes-Artisans" (1977), "Sur Invitation" (1984) au Musée des Arts Décoratifs de Paris et à l'étranger: "Internationales Kunsthandwerk", Stuttgart (1969), "Les Métiers de l'Art Français d'Aujourd'hui", Cologne (1982), "Art Textile Mural en France", Tokyo (1988-89), "Destination Tapisserie", Québec (1995), "Miniartextil" Como, (1996-1998), "Kárpit" Iparmüvészeti Muzeum, Budapest (2001) (…).

Ses expositions personnelles ont eu lieu, parmi d'autres, à la Galerie Suzy Langlois, Paris (1970), au Musée des Arts Décoratifs, Nantes (1979), au Wallington Center, Seattle (1986), au Centre culturel Notre-Dame de Grâce, Montréal (1986), au Théâtre-Opéra, Vichy (1990), à La plus petite galerie du monde, Roubaix (1997) (…).

L'oeuvre de Claire Rado est considérée comme étant l'une des plus personnelles de toute une génération qui, à partir de la fin des années 1960, a utilisé en France la tapisserie comme un art et a su donner à la création en basse lisse une dimension artistique contemporaine.

Claire Rado met en valeur ses créations en laissant la chaîne apparente autour de ses tapisseries qu’elle tisse à partir de ses propres cartons.

On trouve ses œuvres dans la collection de la Caisse des Dépôts et des Consignations, au Musée d’Angers ainsi que dans des collections de particuliers en France comme à l’étranger.

La tapisserie sélectionnée pour le carton d’invitation de l'Institut Hongrois avait illustré la couverture de Indirect, le premier roman traduit en français de l’écrivain hongrois Péter Esterhazy (1988).